L’Oyster Club… en guise de conclusion

Une ‘vieille’ histoire qui se répète et ne peut que se répéter.

Ce club se créa spontanément au cours des années 1770 autour de savants (scientifiques et philosophes) qui souhaitaient échanger et débattre de grandes idées de l’époque, depuis la formation et l’âge de la Terre jusqu’aux différents aspects de l’économie régissant les activités humaines.

Ces savants se réunissaient régulièrement et informellement  à Edimbourg, lieu mythique de la naissance de la géologie ‘moderne’, et des intellectuels de différents pays  se joignaient souvent à eux pour participer aux échanges.  A l ‘époque le débat confrontait surtout les géologues et les physiciens qui ne s’accordaient pas sur l’âge de la Terre,[1] ensuite il porta sur la présence ou non de glaciation(s), et donc de période(s) glaciaire(s) d’abord en Angleterre, puis en Amérique et finalement sur la Planète.

Les fondateurs de ce Club étaient trois amis, Adam Smith (économiste, philosophe), Joseph Black (médecin et chimiste) et James Hutton (géologue) et la discussion s’engagea avec d’autres à partir de l’oeuvre fondamentale  (Theory of the Earth) de James Hutton, présentée à la Société Royale d’Edimbourg en 1785 (et publiée en 1788).  James Hutton, père de la géologie moderne, apporta en effet une nouvelle vision de l’étude de notre Planète en affirmant que ‘le présent est la clé du passé’ ce qui lui a permis de développer le concept d’uniformitarisme, à savoir que ce sont les mêmes processus actuels qui ont façonné lentement la Terre depuis qu’elle existe. Ce changement radical d’interprétation par rapport aux concepts religieux qui faisaient loi à cette époque, fut ensuite repris et développé par un de ses disciples, Charles Lyell qui devra alors affronter une autre vision de la géologie basée sur le catastrophisme, portée par Cuvier. L’évolution des processus dans ce contexte a lieu suivant des modalités très différentes,  violentes, rares et de courte durée. Finalement l’apparente opposition entre ces deux concepts, qui s’avèrent plus complémentaires qu’antinomiques, a resurgi récemment (années 1980) lors de l’analyse des causes (ou de la cause) de l’extinction des dinosaures il y a 65 millons d’années (hypothèse violente de la météorite et/ou changements plus lents liés au volcanisme, et/ou … ?).

 L’Oyster Club est donc une nécessité pour qui souhaite confronter les hypothèses, voir des théories antagonistes, dont bien souvent la ou les preuves nécessaires à la démonstration manquent. Notre goupe qui était présidé par Istvan Marko s’inscrit dans la droite ligne de cette démarche : trop de faits ne collent pas avec l’hypothèse de départ du changement climatique anthropique, les modèles ne valident aucunes des hypothèses et la Terre a connu des changements climatiques équivalents, souvent même bien plus conséquents tout au long de son histoire.[2] Quoi de plus normal que de ré-initier dans ce domaine l’esprit de l’Oyster Club et de laisser du temps au temps avant de conclure prématurément avec les conséquences économiques, et donc financières, que l’on sait. Notre Oyster Club regroupe des philosophes, économistes, ingénieurs, scientifiques et s’attelle sans a priori à analyser en premier lieu les faits, ensuite seulement il compare les ‘modèles’ proposés par la communauté internationale et discute ceux-ci à la lumière des observations de départ. Force est de constater la discordance majeure dans cette comparaison ; cette discordance est également relevée par de nombreux autres scientifiques dont plusieurs ‘Nobel’ et membres du GIEC ayant quitté cet organisme car ils refusaient le fameux consensus en cette matière.  Le consensus n’a pas de place en science, il est malsain, et quel crédit accorder aux nombreuses déclarations de politiques, de journalistes et autres médias dont il est bien connu que leur niveau en science est  presque toujours quasi nul.

Pour terminer, les membres fondateurs de l’Oyster Club qui se réunissaient à Edimbourg consommaient des huîtres (‘oysters’)  et autres produits de la mer et parmi ces membres figurait un chimiste des plus éminents, Joseph Black qui, ironie du sort découvrit le CO2 en 1754. Istvan Marko avait bien sa place dans notre Oyster Club et faisait honneur à son digne prédécesseur. A plus d’un titre l’Oyster Club est donc bien ‘une vieille histoire qui se répète et ne peut que se répéter…’

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Footnotes

  1. ^ https://www.notre-planete.info/actualites/4459-age-de-la-Terre
  2. ^ http://revue-arguments.com/articles/index.php?id=6 avec les commentaires:  https://www.notre-planete.info/actualites/4562-variation-CO2-temperatures-eres-geologiques 
A propos de l’auteur Alain Préat Professeur émérite de l’Université Libre de Bruxelles